Je tire du câble et je pose des tableaux depuis dix-huit ans. Vue de la pièce, une installation se résume à des interrupteurs et à des prises. Vue du tableau, c’est un ordre de départs, des sections de fil, une terre et des protections, et c’est là que se décide si la maison tient ou si elle disjoncte un soir de janvier.
Ce qui revient le plus souvent quand on m’appelle :
- Le tableau qui a vieilli : il tient encore, mais plus rien n’est repéré et personne ne sait ce que coupe quel disjoncteur.
- La rallonge devenue permanente : une prise manquante finit toujours par coûter plus cher qu’une prise ajoutée.
- Le chauffage piloté à l’aveugle : des radiateurs neufs posés sur une régulation qui a vingt ans.
- La lumière choisie sur la puissance : on regarde les watts, jamais la température de couleur, et la pièce vire au bloc opératoire.
J’écris ici ce que j’explique en fin de chantier, quand on ouvre le tableau ensemble. Sans jargon, avec les chiffres que j’ai relevés.